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Le blog de jefherzog

Droits d'auteur protégés

enfants des rues01

 

J'ai écrit cette chanson suite à notre après-midi passé avec l'association Aïna qui sauve de la rue, resocialise et scolarise des enfants d'Antananarivo, la capitale de Madagascar. Je la livre dans sa version bricolage maison provisoire avec la chorale jf et une impro à la guitare. Nous avons retravaillé la chanson avec Arno et je la mettrai prochainement en ligne.

L'association Amitiés Madagascar dont je m'occupe soutient le centre d'Anjomakely tenu par soeur Elsy dont la mission est entre autres d'accueillir et scolariser de tels enfants "sur la touche"

Si la console flash ci-dessous  n'est pas fonctionnelle, vous pouvez télécharger le fichier mp3 

 


Refrain

Allez, dors encore, petit frère
Dors mon amour
Même si déjà il fait clair
Même si bientôt l'œil du jour*
S'apprête à faire son entrée
Là-bas vers l'horizon doré.


Moi, ce n'est pas le soleil
Qui m'a tirée du sommeil
C'est le froid mordant de l'aurore
La  pluie qui une fois encore
Transperce le toit de carton
Sous lequel nous nous abritons.
C'est ce ventre trop douloureux
Ce chagrin qui brûle mes yeux
Ce sont ces membres endoloris
Ce dos fatigué et meurtri.
Reste vers moi blotti au chaud
Comme un tout * petit oiseau.

Refrain


Je n’ai jamais su mon nom
Je ne suis que le prénom.
Que personne d’autre que toi
Ne connaît, ne me dit à moi,
Pour cela  je veux te garder
Petit frère, et te protéger.
D'autres parfois trompent leur faim
Et leur souci du lendemain
Le désamour, l’indifférence
Avec cette colle cette essence
S’évadent un instant du malheur
Pour un impossible ailleurs

Refrain  

Ils sont loin papa maman
Partis depuis si longtemps
Que j'ai oublié leur visage
Ils avaient quitté leur village
Car ils croyaient trouver ici
Un sort meilleur, une autre vie.
Mère un beau jour a disparu
Et père est mort d'avoir trop bu.
Grand frère, un soir, j'en tremble encore,
Un marchand l'a battu à mort
Parce qu’il avait voulu voler
Pour nous trois de quoi manger.

Refrain


Instrumental

Refrain


D’autres enfants que je vois
Sur le marché quelquefois
Blottis dans les bras de leur mère
Réveillent le regret amer
De ce que nous n’aurons pas eu
Rêves à jamais disparus.
Nous qui toujours devrons mendier
Ou transporter les lourds paniers
Des riches dames au foulard blanc.
Et récolter le peu d’argent,
Qui à grand peine nous suffit
 Pour quelques poignées de riz.

Refrain


Reste plongé dans tes rêves
Profite de cette trêve
Que nous accorde au moins la nuit
Avant l'enfer qui aujourd'hui
Nous guette encor en cette ville
L’inhumaine cité des Mille**.
La vie c’est vrai, n’est pas très belle
Pour nous tous les enfants poubelles
Qu’un sort maudit semble poursuivre
Qui pour essayer de survivre,
Fouillent comme des chiens perdus
Parmi ordures et détritus.

Refrain
* masoandro , l'oeil du jour est le mot malgache désignant le soleil
** cité des mille est la traduction littérale d'Antananarivo capitale de Madagascar

Published by jef herzog - chansons

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