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Le blog de jefherzog

Cette page est destinée à susciter la réflexion autour d'un phénomène psychologique encore mal connu, la perversion narcissique et identifié notamment par Racamier.

Nous avons cité ici des passages de deux ouvrages de Hurni et Stoll qui lui ont succédé dans l'étude des caractéristiques de cette pathologie : Saccages psychiques au quotidien = SPQ (l'Harmattan 2002) , la Haine de l'Amour = H A (l'Harmattan 2006). La lecture entre autres de ces ouvrages est indispensable pour mieux cerner la personnalité perverse. Certains passages de ces deux ouvrages dont le plus récent a 14 ans me semblent à certains égards prémonitoires de ce qui se passe dans la société française.

 

La sélection des extraits cités est guidée par le critère suivant : en quoi la pathologie perverse pourrait avoir un impact sur certains comportements ou décisions politiques et par voie de conséquence sur la société dans son ensemble.

L'objectif est de fournir une grille de lecture que chacun pourra ensuite utiliser pour se faire sa propre idée.

Le phénomène pervers produisant à l'échelon du macrocosme de la société les mêmes effets que ceux constatés dans le microcosme d'une famille par exemple, où les victimes peuvent sombrer dans un isolement, une dépression qui peut aller jusqu'au suicide.

 

 

« Racamier a perçu, en 1991, que les pervers étaient passés maîtres dans l'art du décervelage, non seulement au sein de leur famille, mais aussi à l'extérieur, "dans les institutions, des groupes et même des sociétés" » (SPQ p.328 )

 

Nous sommes pour notre part persuadés que ces mécanismes jouent un rôle non négligeable dans des phénomènes actuels touchant à la vie politico-sociale. Ils méritent en tout cas d'être étudiés, étayés et , le cas échéant, contestés. Ce serait là le jeu d'une pensée démocratique, libre et créatrice, donc  non perverse. (SPQ p.330)

 

Une première thèse rejoindrait celle d'un nombre croissant d'auteurs qui croient discerner dans notre société moderne l'avènement alarmant d'une nouvelle forme de totalitarisme, différent du nazisme ou du communisme, un totalitarisme soft ayant élevé la séduction au rang de modèle relationnel imposé, un totalitarisme sans chef, sans despote, et même, pourquoi pas, et ce serait là le plus terrible, sans buts.[…] Les dirigeants pervers, loin de s'efforcer d'aplanir ou de résoudre les conflits inhérents à tout groupement humain, vont au contraire s'employer à les amplifier, eux-mêmes se posant […] toujours à l'extérieur du désastre relationnel qu'ils déclenchent […]335ha

Les dirigeants pervers disent toujours le contraire de ce qu'ils font : ils prétendent vouloir le bien des pauvres, répartir mieux les richesses, gérer plus efficacement les affaires, punir les escrocs, faire des économies. En réalité, ils n'énoncent ces slogans que pour leur vertu séductrice, voire comme incantation socialement hypnotique, et surtout pour la légitimité qu'ils s'accordent à eux-mêmes. (HA p.335)

 

[…] Le pervers défigure les problèmes qu'il prétend résoudre. Cette forme de séduction et de démagogie escamote et court-circuite le travail parfois ardu de la pensée et l'élaboration réaliste des difficultés; elle engage l'interlocuteur à son insu dans une forme d'idéologie. Ainsi le  dirigeant pervers prétendra-t-il "réorganiser" alors qu'il veut désorganiser, « réunir » alors qu'il aspire à disloquer, « moderniser » alors qu'il ne souhaite que dévaster, « prévenir » alors qu'il ne songe qu'à précipiter, « apaiser » lorsqu'en réalité il excite. (SPQ p.329)

 

Tous les dirigeants pervers ont régulièrement fait exactement le contraire de ce qu'ils prétendaient faire (l'ordre, rétablir la morale, faire des économies etc.) (HA p.348)

 

Quelles sont les conséquences fonctionnelles de la perversion d'un grand groupe? L'auteur nous en livre un premier aperçu :

« Les décisions les plus infimes sont renvoyées vers le haut. […] Cette propension du système à ignorer la délégation, à se soustraire à la décision en la renvoyant plus haut, en s'en remettant à la volonté d'un seul homme, lui coûtera finalement la vie. » (cette dernière citation mentionnée par Hurni et Stoll émane du livre de F. Thom : les fins du communisme , elle concerne... Lénine)

 

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