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Le blog de jefherzog

Droits d'auteur protégés

Il est long le chemin de l'homo erectus à l'homo sapiens. Ces progrès de l'humanité semblent connaître leur aboutissement avec l'homo consommator dont il est question dans cette chanson.








Tous les samedis au supermarché
A lieu ton rendez-vous  hebdomadaire
Rituel auquel  tu es tant attaché
Et puis ça fait du bien  de changer un peu d’air.
Après 5 longs jours  d‘attitude servile
De boulot monotone, et pas marrant
Enfin défoule-toi, et entre dans la file
Eclate toi mon vieux et rentre dans le rang.

Rentre dans le rang de cette cohorte
Frémissant d’impatience  de clients-rois
Qui ensemble attendent  de tout cœur avec toi
Pleins de rêves et d’envie l’ouverture des portes.
Vite, je t’en prie,  ouvre-toi donc, Sésame
Entrons dans la caverne d’ Ali-Baba
Remplissez vos caddies, allez, messieurs mesdames
De ces précieux trésors qui vous tendent les bras.

Refrain

Homo consommator
Tu n’es qu’un pauvre con
Somme toute,
Qui consomme à tort
Et à travers, en avant toute !
Reddition
Sans sommations
Capitulation
Sans conditions.
Vive  la consommation

 Tendrement bercé  par la musique
Tu guettes les rayons  un peu anxieux,
Craignant de rater les occasions uniques
Les soldes intéressants,  les prix avantageux.
Arpentant les lieux, sans repos et sans  trêve,
Dans ta quête exaltante et effrénée
Tu cherches à exaucer le moindre de tes rêves
Dans la suave ambiance et l’air conditionné.

Toi aussi tu l’as, l’air conditionné,
Par les nombreux messages publicitaires
Les slogans débiles, le « vu à la télé »
T’incitant chaque jour à faire des affaires.
Doublant avec art tes nombreux concurrents
Que brûle comme toi la fièvre ach’teuse
Slalomant avec style, esquivant accidents
Tu mènes ton caddy à l’issue victorieuse.

REFRAIN

Te voilà enfin  au bout de ta course
Attendant dans la queue  derrière la caisse
Il faut à présent  bien sûr que tu débourses
Mais qu’importe la note  pourvu qu’on ait l’ivresse.
Tu sors fièrement  ta carte de crédit
A laquelle tu dois tant, surtout la chance
De goûter ici –bas, déjà le paradis
Grâce aux objets divers acquis en abondance.

Qu’importent les traites et les fins de mois
Pour qui se saoule de courses, tout coule de source
Vis au jour le jour, ne t’en fais pas, ma foi
Et contribue ainsi au succès de la Bourse.
Comme une maman  qui pousse son landau
Et mate son bébé avec fierté
Tu conduis ton caddy vers ta superbe auto
Qu’un prêt providentiel t’a permis d’acheter.

REFRAIN

Arrivé chez toi, avec tes emplettes
Savoure ton plaisir sans retenue
Te voilà heureux, l’ambiance est à la fête
Sur ton petit nuage, le rêve continue.
Ne perds pas de temps, entre deux émissions,
Découvre à la télé d’autres réclames
Qui nourriront tes rêves et tes folles passions
Videront ton cerveau et voleront ton âme.

REFRAIN

Published by jef herzog - chansons

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