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Le blog de jefherzog

L'hommage posthume
a pour coutume 
De célébrer
les qualités
du décédé
Réalité
ou imposture?
Réécriture
pour l'occasion
Sons des violons
Car on encense
Sans qu'on le pense,
Le malotru
Tôt disparu
Le malvenu
Le m'as-tu vu
Mais quitte à faire
Pourquoi donc taire
La vérité
lèse-majesté ?
 

 

Arrangement : base Band in a Box + une guitare d'Arnaud

Les impros générées par Band in a Box.

Fichier téléchargeable si la console flash renonce

A  Untel
 
Resquiescat in pace!
 
82320aca
 

En cet instant poignant, solennel et tragique

Où vous vous apprêtez à reposer en paix

J'ai décidé enfin pour vous de parler vrai

Et de tordre le cou aux injustes critiques.

Loin du ton convenu, sérieux ou compassé

Que devrait adopter tout hommage posthume

Je veux redire ici quels bons amis nous fûmes

Avec sincérité, mais en aurai-je assez ?

 

Si vous aviez été un jouet pour enfant

Ce n'eut été pour sûr ni cube, ni peluche

Vous rappeliez plutôt ces ballons de baudruche

Que la moindre piqûre peut réduire à néant.

Car vous n'étiez au fond que vanité et frime

Additionnées souvent de cette suffisance,

Ce mépris pour autrui comme cette arrogance

Qui vous faisait tenir vous-même en haute estime.

 

Si vous aviez été leurre, piège ou appeau

C’eût été sans nul doute miroir aux alouettes

Manié par un chasseur cruel et malhonnête

Aux fins de trucider d'innocents passereaux.

Vous fûtes en effet un brillant imposteur

Qui sut avec talent en abuser plus d'un

Plus d'une aussi c'est vrai, car goujat peu commun

Vous les exécutâtes en vrai bourreau des cœurs.

 

Vous rappeliez aussi une ces boissons

Séduisantes d'aspect mais trop fades en bouche

Fourguée par un quidam peu scrupuleux et louche

Comme grand crû classé à quelque doux pigeon.

Car vous n'aviez, monsieur, ni saveur ni bon goût

Et nul signe apparent de quelque caractère

Et je compris bien tard que cet air de mystère

Que vous feigniez d'avoir masquait relents d’égout.

 

Vous aviez la bravoure de tous ces charognards

Se disputant les restes abandonnés des lions

Hyène ou vautour raflant chair en putréfaction.

A piller sans péril on se goinfre sans gloire

Car vous manquiez monsieur de courage et panache.

Malheur à l'imprudent voulant vous chercher noise.

Expert en coups fourrés, en intrigues sournoises

Vous tiriez dans le dos, assassin fourbe et lâche.

Musique

Conscient du lourd devoir qui aujourd'hui m'incombe

J'ai tenté par ce long et vibrant témoignage

Cher monsieur, de vous rendre ce tout dernier hommage

Avant que vous gisiez au fond de cette tombe.

Vous les amis présents, souffrez qu'en votre nom

J'exprime vivement enfin et pour conclure

Toute ma gratitude à cette infâme ordure

Pour s'être ainsi cassée à jamais, ce sale con.

 

Published by jef herzog - chansons

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