Arrivée

(mercredi 5 août)
Et bien voilà. Presque le tour du cadran et l'avion atterrit... Pendant toute l'attente à l'aéroport de Satolas, un ami est venu discuter avec moi, ce qui a permis de faire filer le temps un peu plus vite. La nuit a été un peu perturbée par l'excitation du voyage, l'inconfort des sièges et les courbatures qui vont avec. Et puis un petit incident, une femme a eu un malaise, heureusement sans gravité, mais les choses changent de perspective lorsqu'on est confiné dans une boîte à sardines perdue dans les airs. Lorsque la machine s'immobilise sur la piste qui longe l'océan au pied de Saint Denis, une salve d'applaudissements parmi les passagers... Pour saluer la maestria du pilote ou évacuer la tension collective qui règne dans ce moment crucial de fin de voyage... Il est vrai que les crashs récents réveillent des craintes. Avant la descente d'avion j'ai récupéré les bagages à main, la guitare y compris. Je suis déjà chargé comme un baudet, il a fallu un peu tricher pour soulager la valise partie en soute. Lorsque je m'achemine vers le tourniquet a bagages où est déjà agglutinée une foule de voyageurs, je me sens observé et lève les yeux en haut à gauche: ils sont là, les trois, dans la galerie vitrée, Anne et les deux enfants : Louis et Maeva font des sauts de cabri, un sourire jusqu'aux deux oreilles. J'envoie à tous un bisou et vais à mon tour faire le pied de grue au bord du serpent qui déroule les valises et autres sacs de voyage. C'est celle-là? Non, alors l'autre? Non. Bon dieu que ces valises se ressemblent! Heureusement, Anne a attaché un lambeau de tissu distinctif à la poignée et je finis par récupérer mon bien. Encore un contrôle de police. Décidément, on ne les compte plus! Retrouvailles générales. Effusions! Anne va récupérer la voiture de location un peu décatie par le climat et l'âge. Nous nous rendons alors chez Monique qui laisse les Herzog squatter son appartement depuis une semaine. De son balcon, vue magnifique sur les bas de Saint Denis, la mer. Monique n'est pas présente, mais nous a préparé un repas créole. Bonne mise en bouche. Je lui ai apporté un morceau de Comté, il faut dire que c'est une pure Franc-Comtoise. Anne nous annonce le programme de la journée. Nous irons voir la maison qui les a séduits, elle et les enfants. On m'a attendu pour la signature définitive du bail de location.
 

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