Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de jefherzog

Articles avec #coute

lautrec.jpg

 

Télécharger


Ecouter


 


J'ai gardé pour d'autres nuitées
Les doux bécots au coin des yeux
Et les mignardes suçotées
Au fin bout des seins chatouilleux ;
Cette nuit, pour passer ma rage
De ne pouvoir t'avoir longtemps,
J'ai fait l'amour comme un carnage,
En gueulant, griffant et mordant.

J'ai fait des bleus sur ta peau blanche
A grands coups de baisers déments :
Ton corps est un champ de pervenches...
Va trouver tes autres amants !..


Va les trouver, tes amants chouettes ;
Le petit crétin bien peigné
Ou le vieux beau à la rosette,
Dont mon cœur a longtemps saigné !...
Va dévoiler devant leurs couches
Tes bras et ta poitrine ornés
Du bouquet de mes fleurs farouches,
Et fais-leur sentir sous le nez !...


Refrain

Va les trouver l'un après l'autre :
Petit jeune homme et vieux monsieur...
Va les trouver pour qu'ils se vautrent
Parmi tes bleus qui sont mes bleus !
Et que ces bleus railleurs leur disent,
Avec mon amour éclatant,
Leur muflerie et leur sottise...
Et toi... .Dis-leur d'en faire autant !

Refrain

Voir les commentaires

Raffaelli_Jean_Francois_Un_Clochard.jpg

 

Une chanson sur un beau poème de Couté sur les "gueux", les va-nu-pied, bref les SDF qui faisaient la route.

Moyens du bord : Cubase + Harmony assistant

 

Télécharger

 

Ecouter

 

 

 

Nous sommes les crève-de-faim
Les va-nu-pieds du grand chemin
Ceux qu'on nomme les sans-patrie
Et qui vont traînant leur boulet
D'infortunes toute la vie,
Ceux dont on médit sans pitié
Et que sans connaître on redoute
Sur la grand'route.

Nous sommes nés on ne sait où
Dans le fossé, un peu partout,
Nous n'avons ni père, ni mère,
Notre seul frère est le chagrin
Notre maîtresse est la misère
Qui, jalouse jusqu'à la fin
Nous suit, nous guette et nous écoute
Sur la grand'route.

Nous ne connaissons point les pleurs
Nos âmes sont vides, nos coeurs
Sont secs comme les feuilles mortes.
Nous allons mendier notre pain
C'est dur d'aller taper aux portes.
Mais hélas ! lorsque l'on a faim
Il faut manger, coûte que coûte,
Sur la grand'route.

L'hiver, d'aucuns de nous iront
Dormir dans le fossé profond
Sous la pluie de neige qui tombe.
Ce fossé-là leur servira
D'auberge, de lit et de tombe
Car au jour on les trouvera
Tout bleus de froid et morts sans doute
Sur la grand'route.

Voir les commentaires

Le poète attend la venue de son amie en buvant des absinthes. Comme Brel attendra Madeleine et dans un état qui sera celui de Nougaro sous le balcon de Marie-Christine. Rien de neuf sous le soleil. Sauf que Couté mourra peut-être pour avoir trop abusé de la fée verte.


Absinthe


télécharger


écouter

 

 

 

Attends-moi ce soir, m'as-tu dit, maîtresse ;
Et, tout à l'espoir d'avoir ta caresse,
Je me suis assis au banc d'un café ;
Mes yeux inquiets vont de la terrasse
Au clair va-et-vient des femmes qui passent,
Croyant chaque fois te voir arriver.

Tout en t'attendant j'ai pris une absinthe.
L'heure où tu devais venir, l'heure tinte
Tu n'es pas là. Mon verre est vide. Une autre absinthe !

L'eau tombe en mon verre à très lentes gouttes
Et mon cœur où tel vient tomber le doute
Pose des questions tout seul et tout bas ;
Gardant comme un leurre un brin d'espérance
Tandis que le soir s'engrisaille, il pense
Au deuil de ma nuit si tu ne viens pas.

Tout en t'attendant, j'ai pris deux absinthes.
Ton heure est passée, une autre tinte
Et rien encor ! Mon verre est vide... Une autre absinthe !

Non, décidément ! Assez de t'attendre !
Tu ne viendras pas, car je crois comprendre
Ce que je saurai peut-être demain ;
En partant me voir, d'autres t'ont suivie.
Tu m'as oublié puisque c'est la vie
Et t'es arrêtée à moitié chemin.

Tout en t'attendant j'ai pris trois absinthes,
Et compté trois fois les heures qui tintent.
C'est bien fini ! Mon verre est vide. Une autre absinthe !

Je veux me saouler à rouler par terre.
Comme un vrai cochon. Quant à toi, ma chère,
Si quelque regret te ramène ici,
Et que tu me voies sous les pieds des tables,
Ne t'arrête pas et va-t'en au diable !...
J'ai le cœur trop sale en ce moment-ci.

Je ne t'attends plus et prends des absinthes
Sans me soucier des heures qui tintent...
Holà ! garçon ! Mon verre est vide !... Une autre absinthe !





Voir les commentaires

Des bohémiens arrivent dans le village avec leur réputation de larrons. Pas de chance, parmi eux, il y a la belle bohémienne.Fait avec les moyens du bord : Harmony + Cubase. Tentative de mêler les couleurs musicales tziganes et espagnoles.

bohem

 

 

Enregistrer


Ecouter

 

 

 

Les Bohémiens, les mauvais gars
Se sont am'nés dans leur roulotte
Qui geint d'vieillesse et qui cahote
A la queu' d'un ch'val qui n' va pas ;
Et, pour fair' bouillir leu' popote,
Nos biens ont subi leurs dégâts.

Ah ! mes bonn's gens ! J'ai ben grand'peine !
Ces gueux d' Bohémiens m'ont volé :
Un tas d' bourré's dans mon bois d' chêne,
Un boisseau d' gerb's dans mon champ d'blé,
Mais c'est pas tout ça qui m' caus' si grand' peine ! ...

Au milieu de cett band' de loups
S' trouvait un' fille si jolie
Avec sa longu' criniér' fleurie
Comme un bouquet de soucis roux ;
Si joli' que je vous défie
D'en trouver un' pareill' chez nous.

Ah ! mes bonn's gens ! J'ai bien grand'peine !
Par c’que ces Bohémiens d' malheur
Qu'ont pillé mon bois et ma plaine
Ont aussi emporté mon cœur.
Et c'est surtout ça qui m' caus' si grand'peine !

Les Bohémiens, les mauvais gars,
Sont repartis dans leur roulotte
Qui geint d' vieillesse et qui cahote
Au derriér' d'un ch'val qui n' va pas ;
Et la bell' qui fait leur popote
F'ra p'têt' cuir' mon cœur pour leu' r'pas.

Ah ! mes bonn's gens ! J'ai ben grand'peine !
J' veux qu'i's m' volent tout les Bohémiens
Mais qu'i's dis'nt à la Bohémienne
Qu'ell m' rend' mon coeur qui lui’ appartient,
Ou sans ça j'mourrai d'avoir si grand' peine ! ...

 

 

Voir les commentaires

Ce sont les 3 carillons qui accompagnent les 3 grandes étapes de la vie humaine : naissance, mariage et mort. Elles ont un point commun ....

Ecouter 

 

 

Télécharger

Quand les nouveau-nés, en leurs langes
Dorment sur les bras des marraines
Tels de doux et blonds petits anges
Tombés des étoiles sereines
Digue digue digue, digue digue don !
Chante aux enfançons le grand carillon
Digue digue digue, digue digue don !
Pour qu'on vous baptise
Casquez donc !...

Quand sous les cieux des épousailles
Où le soleil d'amour scintille,
S'envolent des cœurs, les grisailles
Et s'en va le gars vers la fille.
Digue digue dig, digue digue don !
Chante aux amoureux le grand carillon
Digue digue digue, digue digue don !
Pour qu'on vous marie
Casquez donc ! ...

Quand s'éteignent comme des cierges,
Les grands-pères et les grand'mères
Et que gisent, parmi les serges
Des linceuls, leurs corps éphémères.
Digue digue digue, digue digue don !
Chante aux trépassés le grand carillon
Digue digue dig, digue digue don !
Pour qu'on vous enterre
Casquez donc !...

 

 

Voir les commentaires

GastonCouteGaston Couté est le fils d'un meunier. avant le baccalauréat, il quitte l'école, qu'il détestait. Il est employé comme commis auxiliaire à la Recette générale des impôts d'Orléans, puis travaille pour un journal local, "Le Progrès du Loiret". Il commence à publier ses poèmes, dont certains sont composé en patois beauceron, dans des feuilles locales. Il a l'occasion de les faire entendre à une troupe d'artistes parisiens en tournée. Ayant reçu quelques encouragements, il se décide, en 1898, à monter à Paris. Il a dix-huit ans.

Après quelques années de vaches très maigres, il obtient un certain succès dans les cabarets. Il collabore à la revue "La Bonne Chanson" de Théodore Botrel. Il écrit également des chansons d'actualités pour des journaux anarchistes comme "La Barricade" et "La Guerre sociale".

La fin de sa vie allait lui être difficile : la tuberculose, l'absinthe, la privation (l'approche de la guerre qui favorisait les chansonniers cocardiers au détriment des anarchistes) Il meurt vingt-quatre heures après avoir été conduit à l'hôpital Lariboisière.

Il est inhumé au cimetière de Meung-sur-Loire où un musée lui est consacré. 'source Wikipedia)

Les poèmes de Gaston Couté ont été mis en musique (Jacques Douai, Gérard Pierron, Marc Ogeret, Bernard Lavilliers .....

Le chanteur ayant contribué le plus à faire connaître ses textes en les habillant de musique est sans conteste Gérard Pierron. Son site.

 

 

Faisant abstraction de ces créations, je me suis amusé à choisir quelques textes pour en faire des chansons que je vais mettre progressivement en ligne après en avoir fait les arrangements et les avoir enregistrés avec les moyens du bord. J'ai quelquefois retranscrit le patois d'origine et essayé des arrangements très divers en fonction des thèmes abordés.

.

 

 Titre (cliquer sur le titre)thème
carillonArpacles 3 chansons des carillons  anticléricalisme
  Absinthe  les absinthes  amour déçu
 bohem  Les bohémiens  amour passion
 lautrec  les bleus amour torride
Raffaelli Jean Francois Un Clochard sur la grand'route_

 marginalité exclusion

 

 

 

 

Voir les commentaires

Le blog de jefherzog

De tout et de rien

Hébergé par Overblog