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Le blog de jefherzog

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Articles avec #chansons

Parti du jeu de mots "perd ses vers".  Première version faite avec les moyens du bord : impro avec l'ukulélé. Le challenge :outre les jeux de mots, le maximum de rimes en vers ver et autres verts. Peut être interprété symboliquement. A chacun de voir.

La version initiale (en bas) enregistrée à l'arrache et avec les moyens du bord avec une guitare seule a subi quelques modifications de texte.
Sur le plan musical, la chanson a été relookée par Arno qui joue les guitares et les percussions.
A cela s'ajoute la contribution de solistes américains (instruments à vent divers) et oui ! on ne se refuse rien !
En fait le logiciel Band in a Box propose des arrangements sur les bases harmoniques qu'on lui fournit et le style qu'on lui définit. En l'occurence jazz bluesy. De plus les parties d'insturments à vent sont élaborées à partir d'impros réelles de musicens pro américains.  (voir aussi la chansons "mésaventures sentimentales") Arno a choisi et "dégraissé" un peu les propositions musicales que le logiciel a suggéré.
armer poet
Version studio
 
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Version initiale
 
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fichier son téléchargeable en cas de problème avec la console flash.

A une période où l'image et la communication tiennent lieu de vérité, et où l'esprit critique et la distance ne sont plus les choses "les mieux partagées".

Beaucoup d'hommes politiques, entre autres peuvent être concernés par le sujet.
 
élaborée avec Band in a Box style midi, remouliné avec Harmony assistant (base de son Gold, samples d'instruments réels) style plus "cirque"
Arno a allégé et dégraissé tout cela.
 
 
 
 
L-Illusionniste-de-Sylvain-Chomet diaporama
 

A peine est-il entré en piste

Le beau parleur, l’illusionniste,

A la fois prophète et messie,
Qu’à grand renfort de balivernes
Il nous fait prendre ses vessies
Pour des lanternes.
 
Une beauté imperturbable
A la plastique irréprochable
Se tient là, docile et muette.
Lui, avec ce beau faire valoir
et son grand serpent à sornettes
Tient le crachoir.
 
Nageant dans l'or et ses paillettes,
De son miroir aux alouettes
L’adroit prestidigitateur
Nous fait veniret nous captive
Avec ses lueurs de bonheur
Si attractives.

 

Habile manipulateur
Remarquable bonimenteur
Il sait susciter l’émotion
Manie avec dextérité
L’art subtil de la diversion...
Des dés pipés.
     

 Il sait jongler avec nos rêves
Qu’il fait virevolter sans trêve
Dans l’air sous nos yeux ébahis
Telles des bulles de savon
Eclatant, lorsque pleins d’envie,
Nous les touchons


Il nous promet monts et merveilles
Mais c’est en fait à notre oseille
Que ce fieffé charlatan songe
La vérité, il l’escamote
Il ne connaît que les mensonges...
Et sa cagnotte.

 
Calculateur froid et cynique
Ignorant morale ou éthique
Expert en communication
En faux, magouilles et trucages
Il nous vend ses contrefaçons...
et ses mirages.
      
 
Et cependant que sur la scène
Il bonimente et se démène
Monopolise l’attention,
Des complices sournois s’approchent
De nous, et entrent en action,
Nous font les poches.
.


 

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Droits d'auteur protégés

enfants des rues01

 

J'ai écrit cette chanson suite à notre après-midi passé avec l'association Aïna qui sauve de la rue, resocialise et scolarise des enfants d'Antananarivo, la capitale de Madagascar. Je la livre dans sa version bricolage maison provisoire avec la chorale jf et une impro à la guitare. Nous avons retravaillé la chanson avec Arno et je la mettrai prochainement en ligne.

L'association Amitiés Madagascar dont je m'occupe soutient le centre d'Anjomakely tenu par soeur Elsy dont la mission est entre autres d'accueillir et scolariser de tels enfants "sur la touche"

Si la console flash ci-dessous  n'est pas fonctionnelle, vous pouvez télécharger le fichier mp3 

 


Refrain

Allez, dors encore, petit frère
Dors mon amour
Même si déjà il fait clair
Même si bientôt l'œil du jour*
S'apprête à faire son entrée
Là-bas vers l'horizon doré.


Moi, ce n'est pas le soleil
Qui m'a tirée du sommeil
C'est le froid mordant de l'aurore
La  pluie qui une fois encore
Transperce le toit de carton
Sous lequel nous nous abritons.
C'est ce ventre trop douloureux
Ce chagrin qui brûle mes yeux
Ce sont ces membres endoloris
Ce dos fatigué et meurtri.
Reste vers moi blotti au chaud
Comme un tout * petit oiseau.

Refrain


Je n’ai jamais su mon nom
Je ne suis que le prénom.
Que personne d’autre que toi
Ne connaît, ne me dit à moi,
Pour cela  je veux te garder
Petit frère, et te protéger.
D'autres parfois trompent leur faim
Et leur souci du lendemain
Le désamour, l’indifférence
Avec cette colle cette essence
S’évadent un instant du malheur
Pour un impossible ailleurs

Refrain  

Ils sont loin papa maman
Partis depuis si longtemps
Que j'ai oublié leur visage
Ils avaient quitté leur village
Car ils croyaient trouver ici
Un sort meilleur, une autre vie.
Mère un beau jour a disparu
Et père est mort d'avoir trop bu.
Grand frère, un soir, j'en tremble encore,
Un marchand l'a battu à mort
Parce qu’il avait voulu voler
Pour nous trois de quoi manger.

Refrain


Instrumental

Refrain


D’autres enfants que je vois
Sur le marché quelquefois
Blottis dans les bras de leur mère
Réveillent le regret amer
De ce que nous n’aurons pas eu
Rêves à jamais disparus.
Nous qui toujours devrons mendier
Ou transporter les lourds paniers
Des riches dames au foulard blanc.
Et récolter le peu d’argent,
Qui à grand peine nous suffit
 Pour quelques poignées de riz.

Refrain


Reste plongé dans tes rêves
Profite de cette trêve
Que nous accorde au moins la nuit
Avant l'enfer qui aujourd'hui
Nous guette encor en cette ville
L’inhumaine cité des Mille**.
La vie c’est vrai, n’est pas très belle
Pour nous tous les enfants poubelles
Qu’un sort maudit semble poursuivre
Qui pour essayer de survivre,
Fouillent comme des chiens perdus
Parmi ordures et détritus.

Refrain
* masoandro , l'oeil du jour est le mot malgache désignant le soleil
** cité des mille est la traduction littérale d'Antananarivo capitale de Madagascar

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Droits d'auteur protégés

868859527.gif 

C'est le premier jet d'une chanson sur une enfant atteinte de mucoviscidose. On m'avait demandé d'en écrire une et je restais un peu en rade. Ce témoignage de Claudine et les belles images qu'elle utilise pour décrire son combat et ses espoirs ont été le déclic. J'ai repris certaines de ses expressions dans le texte.

Le reste est un bricolage maison avec instruments réels divers (guitares, harmonica flûte) et virtuels (violons, violoncelles hautbois, basse).

J'utilise des logiciels de MAO (Harmony Assistant, Cubase).

 

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Version deux : Arno a mis sa touche ( et ses guitares) au niveau de l'arrangement de cette chanson que j'ai donc écrite en pensant aussi à Daphné, une jeune Réunionnaise de 13 ans, elle-même atteinte par la maladie et passionnée de chansons.
Les virades de l'espoir à Poligny  nous ont poussé à mettre les bouchées doubles : la chanson a trouvé à notre retour en métropole sa voie ou plutôt ses voix, celles de la mère et la fille  Celia et Sandrine qui ont bien voulu l'interpréter avec leur propre sensibilité. Merci à Arno et à ces deux chanteuses pour cette collaboration. Beaucoup de travail !!!


la-mucoviscidose-3.jpg

Bien sûr, je sais, la vie
Ne m'a pas trop gâtée
Mais vous qui m'apportez
Ce  brin de sympathie :
Ne me regardez pas
Comme une bête curieuse
Je resterai heureuse
Malgré tous les tracas.
Et je n'attends de vous
Ni larmes ni pitié
Juste un peu d'amitié
Un petit peu d'humain
Un regard, votre main
Qui effleure ma joue.

Les autres à mon âge
Sont restés des enfants
Les maux et les tourments
Moi, m'ont rendue plus sage
Peut-être un peu trop vite
Mais je n'ai pas le choix
Contre ce mal sournois,
Cette course poursuite.
Sans peur et sans reproche
Comme un preux chevalier
Toujours prête à défier
Les douleurs et les fièvres.
Petit sourire aux lèvres
Poing serré dans la poche.

Je reste là debout.
les pieds ancrés sur terre
Dans cette rude guerre
Envers et contre tout.
Malgré le handicap
Je ne suis pas victime
Jusqu'à mon souffle ultime,
Je tiendrai bon mon cap.
Parfois je pars ailleurs,
Pour des pays lointains,
De meilleurs lendemains.
Je hisse  haut les voiles,
Les yeux dans les étoiles,
Et  l'espoir dans le cœur.

 
Chaque instant m'est précieux
Comme une perle rare
Comme un air de guitare
Comme un fruit délicieux
Une bouffée d'air pur
Ou un parfum subtil
Comme un oiseau gracile
S'évadant vers l'azur.
Comme cet horizon
Où mon regard se perd
Ce voilier sur la mer
Voguant vers l'aventure
Ou cette crique sûre
Bien loin de ma prison.


Quand je serai partie
Sans armes ni bagages
Pour mon dernier voyage
Surtout, je vous en prie
Je ne veux pas de pleurs
Ni chagrin, ni tourments
Un abri simplement
Au creux de votre cœur.
Et alors, quelquefois
Devinez dans  la nuit
Ce point discret qui luit
Au milieu des étoiles
Puis vers lui faites voile
En souvenir de moi.

 

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Droits d'auteur protégés

Je dédie ce texte à mon ami et néanmoins maître spirituel Jean-Claude Rémy

dont je reconnais l'influence (peut-être pernicieuse) sur ce texte à la fois quant à son fond et quant à sa forme.
Vous pouvez l'entendre avec la console virtuelle Flash ci-dessous, sinon la télécharger.








Je dois bien l'avouer : dès ma plus tendre enfance

J’ai été intrigué par cette différence :

Je possédais garçon, un curieux appendice

Que n'avaient pas mes sœurs, elles entre les cuisses,

Plutôt que chêne dur frêle brin de roseau

Maman le qualifiait de « tout petit oiseau ».


Bien loin d'être pourtant un animal volage

Il restait sagement confiné dans sa cage

Il me semblait exclu que cette bestiole

Puisse se doter d'ailes et prendre son envol.

Elle demeurait là dans son nid sagement

Prenait quelquefois l'air mais clandestinement.


Car laisser cet oiseau exposé aux regards

Était péché choquant, vice rédhibitoire.

Et il fallait cacher ses bijoux de famille

Chaque fois qu'on devait soulager sa vessie.

Refermer prestement ses boutons de braguette

On vous menait alors, monsieur, à la baguette.


Ma psyché de garçon discernait bien plutôt

Dans ce prolongement un valeureux tuyau

Avec lequel souvent son fier propriétaire

Matait des incendies et feux imaginaires.

Ou défiait crânement les plus proches copains

A qui arroserait de son jet le plus loin.


En avait-il assez de combattre les flammes?

Objet inanimé avait-il donc une âme?

En tout cas le fait est que devant la caserne

L'étendard avec gland * ne resta plus en berne.

Obéissant soudain à quelque ordre invisible

On le hissait souvent, oriflamme ostensible.


Sentinelle aux aguets cachée dans sa guérite

Que l'envie de servir et le devoir habitent,

Voilà qu'il se mettait tout seul au garde-à-vous.

Était-ce excès de zèle, vous demanderez-vous?

Souvent sur le qui-vive, là dans son échauguette

Il se manifestait sans tambour ni trompette.


Dans l'être le plus froid et le plus impassible

Se cache bien souvent une âme si sensible!

Et peut-on à jamais rester inébranlable

Il est dans l'existence choses incontournables :

Il fallut bien un jour malgré peur et tabou

Se décider à prendre tout ça par le bon bout.


Loin du consensus mou de tous ces moralistes

Tous ces pisse-vinaigre et autres conformistes

Braver les interdits en des actions nocturnes

Activer son engin pour en vider les urnes.

Avec de bons amis alors nous échangions

Les derniers résultats de nos explorations.


Ces temps heureux voyaient notre vocabulaire

S'enrichir chaque jour tantôt de mots vulgaires

Tantôt de mots savants, tantôt d'allégories

Tantôt d'associations plus ou moins réussies

Désignations diverses plus bandantes que celles

De ces cours, aujourd'hui, d'éducation sexuelle.


Pour dénommer l'objet, jour et nuit je gamberge

Depuis qu'à ce propos mon garçon m'enquiquine

Car l'épineux sujet sans cesse le turlupine

Mais chez les spécialistes les opinions divergent

Et sont souvent affaire de subjectivité :

La parfaite raison fuit toute extrémité**.


La chaussée est glissante : risque de dérapage.

Pour le fils du taxi c'était un tête à queue

Pour le fils du gendarme quelque engin belliqueux

Revolver ou matraque ou sabre d’abordage

Pour Eve ma cousine, quelque sournois reptile.

Pour mon frère un piston, pour ma sœur un pistil.


Chacun, vous le savez, voit midi à sa porte :

Le neveu du concierge y voyait une clé

Destinée à ouvrir quelque réduit secret.

Le fils cadet du peintre, une nature morte.

Il est vrai que son truc semblant souvent en panne.

Le contraignit plus tard à prendre la soutane


Le fils du boulanger y voyait une flûte

Le fils du pâtissier savoureux sucre d'orge

Ou sucette à l'anis vous fondant dans la gorge

Anatole, un gourdin, mais c'était une brute.

Le fils du tapissier un rouleau de printemps

Ma prude voisine un rat d'égout dégoutant.


Et le fils du pêcheur, un goujon qui frétille

Celui du buraliste, un havane à moustaches

Le fils du vigneron, un gros rouge qui tache

Celui du braconnier, un fameux piège à fille

Le fils de l’opticien, binoclard hypocrite,

N'y voyait rien du tout, mais il était presbyte...


Pour mon cousin germain c'était un zeppelin

Morgane, ma cousine très imaginative

Voyait dans ce machin en sa phase éruptive

La baguette magique de l'enchanteur Merlin

Ou de quelque fée dont elle prétendait

Maîtriser l'art subtil et percer les secrets.


Il était parmi nous, un certain Théodore

Un nain difforme et laid et fui des demoiselles,

Dégoûtées par ses érections pestilentielles,

Répandant à l'entour fumet de hareng saur.

Il aurait depuis lors percé en politique

Serait le président de quelque république.


Le fils du psychologue n'y voyait que des ob_

sessions assez frivoles d'adolescents en rut

Défoulements malsains, vices tous azimuts,

Mais je fais l'hypothèse qu'il était sexophobe

Pour un enfant de psy, je sais c'est regrettable***

Mais il en est aussi d’extrêmement valables.


Le neveu du curé tout à sa dévotion

Devait expier au prix de prières et cierges

Tout le temps consacré à cette sainte verge.

Obtenant de son oncle par là l'absolution.

Ce couillon, il faut dire, lui confiait à confesse

Tous ses péchés mignons et histoires de fesse.


Justin, le fils du juge nous déclarait coupables

Décrétait la saisie de l'objet du délit

Comment rester sereins en nous mettant au lit

S'il nous fallait hélas plus tard nous... mettre à table.

Nous fîmes abstraction pourtant de ses menaces

Et si l'on nous jugea, ce fut par contumace.



Mais je vais cesser là l'ignoble évocation

D'un obsédé textuel, cochon mal dégrossi

Qui a du en choquer plus d'un, plus d'une aussi

Mesdames je vous prie accordez-lui pardon,

S'il a indisposé vos si chastes oreilles

Et veuillez s’il vous plaît, lui rendre la pareille.

 


*  contrairement à celui, émasculé, de la Marseillaise qui pourtant reste lui aussi levé
** Le misanthrope, Acte I Scène 1, Molière 
** je parle sous l'autorité de Jean-Claude, cité plus haut

 




 

 

 

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Droits d'auteur protégés

Chanson dédiée particulièrement à Hortefeux, Besson et consort. Arnaud, dans son arrangement, lui a donné une touche mélancolique avec un accompagnement sobre à trois guitares, alors que le ton initial était plutôt protestataire. Version encore provisoire

 


Au grand loto de la vie
Tu as tiré  le mauvais numéro
Tu aurais pu naître ici
Dans ce monde aux couleurs d’Eldorado
J’aurais pu naître là-bas
Dans cette terre de désespérance
Oui, j’aurais pu, mais voilà,
J’ai simplement eu un peu plus de chance.
Tu as quitté ton pays
Avec l’espoir d’une vie plus humaine
Et pour te mettre à l’abri
De la faim, la misère la guerre ou la haine.



Comment peut-on résister
Au désir fou d’exaucer un vieux rêve
Et comment donc éviter
Ce destin inhumain du « Reste et crève ».
Tu as franchi le désert
Mourant de soif, brûlé par le soleil
Tu as affronté la mer
Sur une pirogue bondée et trop vieille
Certains des tiens ont perdu
Au quitte ou double horrible avec la mort
Ont à jamais disparu
Pantins sans vie jetés par-dessus bord.



Dans l’avion qui te ramène
Menotté comme un vulgaire malfrat
Les images te reviennent
Des jours vécus dans ce pays extra.
Ces nuits sinistres passées
Dans le taudis d’un marchand de sommeil
Avec quatre autres entassé
Cette angoisse qui t’étreignait au réveil
Tous ces boulots dégradants
Payés au noir avec quelques billets
Dans la rue à chaque instant
La peur d’être pris par un policier.



Ils t’avaient dit de la France
Qu’elle est un havre de  fraternité
Tu leur avais fait confiance
Toute autre a été la réalité
D’autres autrefois sont venus,
Chair à canon pratique et bon marché
Dans un pays inconnu
Verser leur sang pour notre liberté.
D’autres aussi ont construit,
Ouvriers d’usine ou mineurs de fond,
Les richesses du pays
Dont  aujourd’hui nous autres profitons.
 




Toi qu’on renvoie vers le
sud,
En leur mémoire et au nom de la France,
Reçois ainsi l’assurance
De sa profonde ingratitude.

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Droits d'auteur protégés

Chanson née comme souvent d'un jeu de mots :  récurrent et récurant. Et quitte à faire, je les ai accumulés, les jeux de mots. Thème  : les places respectives de l'homme et de la femme dans les travaux ménagers. Chanson sponsorisée par le MLH (mouvement de libération de l'homme) Arnaud y a apporté sa touche reggae , version encore provisoire


 

 

Problème récurant : plus jamais ça!

Quand il faut faire les poussières
Ou bien passer / la serpillière
C’est un problème récurrent,
Pour tous ces boulots pas marrants,
Je ne suis pas très motivé
J’aurais tendance à m’esquiver.
Est-ce  la flemme ou déjà l’âge ? :
Il faut bien que je me ménage.

Lorsqu’il faut laver la vaisselle,
Qui, obstinément, s’amoncelle
Je ne suis plus dans mon assiette
Je prends la poudre d’escampette
Plutôt que la poudre à laver
Et puis je suis trop lessivé,
Lorsque je reviens du boulot,
Pour me jeter encore à l’eau.

Suis-je trop fier ou un peu lâche ?
J’aspire à de plus nobles tâches
Que de passer l’aspirateur.
Devant tes yeux réprobateurs,
Vite je retire mes billes :
Et laver son linge en famille,
Je l’avoue, ne m’enchante guère :
Alors je me mets à couvert.

Cesse de râler et de geindre
Car tu n’es vraiment pas à plaindre
Tu devrais savourer ta chance
Et tes conditions d’existence
Songe à ton arrière grand-mère
Lavant ses draps dans la rivière
Les langes sales et les bavoirs
Et trimant du matin au soir

Et je te trouve bien ingrate
Face aux attentions délicates :
Pour tes fêtes et anniversaires
Pour Noël, la fête des mères
Tes étrennes exceptionnelles
Lave-linge et lave-vaisselle
Table de cuisson dernier cri
Peut-on rêver meilleur mari ?

Ma petite femme adorée
Tu devrais bien me savoir gré
De cette patience angélique,
Essuyant toutes tes critiques.
Alors pourquoi nana sans coeur
Mettre un terme à notre bonheur
Pourquoi donc m’avoir demandé …
De débarrasser le plancher.


 

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Le lémur c'est ce lointain cousin de l'homme. La chanson est née du jeu de mot du titre. On m'en a proposé plusieurs interprétations. Donc je ne donnerai pas la mienne pour vous laisser la liberté d'avoir la vôtre. A noter la collaboration artistique de ce cousin àla fin de la chanson. Le chant plaintif du lémurien est avec celui des baleines celui qui vous émeut au plus profond.






Mon  lémur s’est fait le mur, 
Il est parti, ce vaurien.          
J’ai trouvé ça  vraiment dur, 
J’l’aimais bien, mon lémurien.  

Un matin, sans crier gare 
Sans m’en avoir averti,   
Il a largué les amarres  
Me laissant anéanti.    

Un gamin de mon village   
L’a vu quitter la maison    
Puis bondir  sur un nuage  
Et filer vers l’horizon.      

J’ai bien du mal à comprendre    
Pourquoi  l’ingrat m’a plaqué    
Malgré mes câlins si tendres      
Et mes soins attentionnés.         

Ça faisait bien des années          
Que nous vivions tous les deux 
Je lui avais tout donné              
Pour qu’il soit cool et  heureux. 

Une maison bien douillette      
Et, au petit déjeuner,                
Œuf  à la coque et mouillettes 
Croissant et café au lait.                

J’aimais ses yeux vert agate,
Sa dégaine désinvolte
Ses numéros d’acrobate,
Cabrioles et virevoltes.

On dit qu’il est retourné,
Las de ce monde imbécile,
Au pays où il est né,
Vers la douceur de son île.

Depuis qu’il m’a laissé choir
Tout ici m’ennuie, me rase,
Je déprime quand vient le soir :
Me manquerait-il une case ? …

Je crois qu’ell’ m’attend là-bas
Au pays du mora-mora*
Je crois qu’il  m’attend là-bas
Le lémur de mes amours.

Je vais retourner ma veste
Comme un vieux caméléon,
Et, sans demander mon reste,
Prendre le premier avion.

Retrouver le goût des mangues
Le bleu des jacarandas
Les senteurs d’ylang-ylang
De vanille et de coprah.

Mon  lémur s’est fait le mur,
Il est parti, ce lascar.
Je le rejoindrai, pour sûr…
Là-bas à … Madagascar.

*  le mora mora malgache (prononcer mouramour') c'est l'opposé du stress, la faculté de vivre sans la pression, notamment celle du temps.

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Utiliser son ordinateur est devenu un tic un peu sans queue ni tête, d'où le titre. Le texte traite de l'addiction à ce qui est à la fois un outil admirable et une aliénation redoutable. L'introduction musicale est faite de sons Windows répétitifs, base sur laquelle Arno a composé un arrangement en mettant à contribution (notamment flûtes). Je me suis amusé avec les allitérations et les sonorités.








De l’aube jusqu’au crépuscule
Et souvent très tard dans la nuit,
Mes doigts habiles déambulent,
Valsant au fil de mon ennui,
De majuscule en minuscule,
Sur le clavier de mon ordi.
Il n’a rien fait pour me séduire
Mais j’ai succombé, subjugué.
Il est ma fièvre et mon délire
Ma passion, mon jardin secret.
A plus rien d’autre je n’aspire
Qu’à ces rendez-vous adorés.

Lorsque son écran s’illumine
Mes yeux pétillent de bonheur,
Impressionné je m’imagine
Les batt’ments de son double cœur,
Devant la webcam qui devine
Mes moindres mouvements d’humeur.
Je suis un brin paranoïaque
Lorsqu’il est trop récalcitrant
Si  par malheur il se détraque
Je suis à croc, je suis à crans
Privé de mon micro je craque
Je suis un accroc de l’écran.

Plus besoin de se rendre en ville
A Cora ou à Monoprix
Perte de temps bien inutile !
J’emprunte donc mes raccourcis :
Sur internet c’est si facile
D’fair’ ses achats à la souris.
Sur les vagues du web je vogue
En une course crescendo.
Sur tous les forums, je dialogue, (déchainé)
Bien à l’abri de mon pseudo,
Et dévoile le catalogue
Intime de ma libido. (ahaa)

Je suis un parfait virtuose
Introverti du virtuel.
De ce cocon douillet je n’ose
Plus m’échapper pour le réel.
Et ma symbiose avec Windows
Me fait monter au 7ème ciel.
Loin de la vie,  je mets les voiles
Pour cet univers familier
Mais à trop fréquenter la toile,
Je crois, je m’y suis pris les pieds
Condamné à l’issue fatale
D’une proie de cette araignée.

Ma tendre épouse nous critique
Moi-même et mon alter ego.
Cette passion informatique
Fait que notre couple prend l’eau.
Notre fracture numérique
Est source d’ennuis conjugaux .
On me dit que c’est une drogue
Et que je vais droit dans le mur.
C’est vrai, j’affronte bien des bogues
Des pannes, des conflits obscurs,
Mais j’irai chez le psychologue…
Reformater mon disque dur.

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Il est long le chemin de l'homo erectus à l'homo sapiens. Ces progrès de l'humanité semblent connaître leur aboutissement avec l'homo consommator dont il est question dans cette chanson.








Tous les samedis au supermarché
A lieu ton rendez-vous  hebdomadaire
Rituel auquel  tu es tant attaché
Et puis ça fait du bien  de changer un peu d’air.
Après 5 longs jours  d‘attitude servile
De boulot monotone, et pas marrant
Enfin défoule-toi, et entre dans la file
Eclate toi mon vieux et rentre dans le rang.

Rentre dans le rang de cette cohorte
Frémissant d’impatience  de clients-rois
Qui ensemble attendent  de tout cœur avec toi
Pleins de rêves et d’envie l’ouverture des portes.
Vite, je t’en prie,  ouvre-toi donc, Sésame
Entrons dans la caverne d’ Ali-Baba
Remplissez vos caddies, allez, messieurs mesdames
De ces précieux trésors qui vous tendent les bras.

Refrain

Homo consommator
Tu n’es qu’un pauvre con
Somme toute,
Qui consomme à tort
Et à travers, en avant toute !
Reddition
Sans sommations
Capitulation
Sans conditions.
Vive  la consommation

 Tendrement bercé  par la musique
Tu guettes les rayons  un peu anxieux,
Craignant de rater les occasions uniques
Les soldes intéressants,  les prix avantageux.
Arpentant les lieux, sans repos et sans  trêve,
Dans ta quête exaltante et effrénée
Tu cherches à exaucer le moindre de tes rêves
Dans la suave ambiance et l’air conditionné.

Toi aussi tu l’as, l’air conditionné,
Par les nombreux messages publicitaires
Les slogans débiles, le « vu à la télé »
T’incitant chaque jour à faire des affaires.
Doublant avec art tes nombreux concurrents
Que brûle comme toi la fièvre ach’teuse
Slalomant avec style, esquivant accidents
Tu mènes ton caddy à l’issue victorieuse.

REFRAIN

Te voilà enfin  au bout de ta course
Attendant dans la queue  derrière la caisse
Il faut à présent  bien sûr que tu débourses
Mais qu’importe la note  pourvu qu’on ait l’ivresse.
Tu sors fièrement  ta carte de crédit
A laquelle tu dois tant, surtout la chance
De goûter ici –bas, déjà le paradis
Grâce aux objets divers acquis en abondance.

Qu’importent les traites et les fins de mois
Pour qui se saoule de courses, tout coule de source
Vis au jour le jour, ne t’en fais pas, ma foi
Et contribue ainsi au succès de la Bourse.
Comme une maman  qui pousse son landau
Et mate son bébé avec fierté
Tu conduis ton caddy vers ta superbe auto
Qu’un prêt providentiel t’a permis d’acheter.

REFRAIN

Arrivé chez toi, avec tes emplettes
Savoure ton plaisir sans retenue
Te voilà heureux, l’ambiance est à la fête
Sur ton petit nuage, le rêve continue.
Ne perds pas de temps, entre deux émissions,
Découvre à la télé d’autres réclames
Qui nourriront tes rêves et tes folles passions
Videront ton cerveau et voleront ton âme.

REFRAIN

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Le blog de jefherzog

De tout et de rien

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