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Le blog de jefherzog

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fichier son téléchargeable version 1

    En cette époque où certains se réclament d'une religion pour.commettre des actes barbares, j'ai eu envie  d'écrire cette chanson.
    Elle est librement inspirée de la parabole dite des trois anneaux.
     Dans sa pièce Nathan le Sage, Lessing (entre autres auteur dramatique           de l'"Aufklärung" allemande, mouvement comparable aux Lumières françaises), met cette parabole dans la bouche du  juif Nathan en guise de réponse au Sultan Saladin à la question-piège : "Quelle est des trois religions (monothéïstes) (juive, chrétienne, musulmane) la vraie ?"
La tolérance est une des valeurs de ce mouvement philosophique du XVIIIème siècle.
L'accompagnement a été réalisé avec Band in a Box, Harmony assistant, la voix enregistrée chez Arno. Arrangement repris, équalizé, mixé par Arno qui a entre outre refait toutes les percus.(potée, djembés ...)
 

En un pays lointain
Et des temps très anciens
Un prince avait reçu
De son père en cadeau
Un somptueux anneau
Aux magiques vertus.

L'opale aux mille feux
Rendait riche et heureux
Quiconque le portait.
Pouvoir, autorité
Châteaux, propriétés
L'élu en héritait

Le prince d'Orient
Faisant son testament
Décréta un beau jour
Que l'anneau reviendrait 
Au fils qu'on chérirait
Du plus profond amour.

Suivant la tradition
Ce droit de succession
Des siècles perdura 
Jusqu'au jour où un père
A ses heures dernières
Tomba dans l'embarras.

Car il aimait autant
Ses 3 tendres enfants
Choisir un seul des fils
A qui léguer l'anneau
Tourna pour lui bientôt
Au douloureux supplice.

Toute ruse est la bonne
Pour ne léser personne.
Il ordonna  alors
A un orfèvre adroit
De  copier par deux fois
Avec soin l'anneau d'or. 

Ce qui fut dit fut fait :
L'ouvrage si parfait
Les copies si fidèles
Que le père comblé
Ne put les distinguer
En tout cas du modèle.

Sentant la mort venir
Ses fils il fait quérir
En secret, tour à tour
Et chacun récupère
Un des trois exemplaires 
De cet anneau d'amour.

Les choses s'accélèrent
Après la mort du père.
Querelles et bagarres
Car sûr de son bon droit
Chacun des enfants croit
Détenir le pouvoir

On s'accuse on se traite
D'escroc, de malhonnête
On s'échine à savoir
Des anneaux lequel est
L'original, le vrai
Querelle dérisoire.

Car la bague authentique
Que chacun revendique
Ne peut se distinguer
Des deux autres copies
Aussi bien accomplies
Aussi bien imitées.

Ainsi quiconque croit
De la seule et vraie foi
Être seul détenteur,
(Que les autres ne sont 
Que des contrefaçons)
N'est que vil imposteur x2



 

Published by jefherzog - Chansons

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