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Le blog de jefherzog

Je dois l'idée de cette chanson à Christine Poncet, conteuse, qui, dans le cadre de Baume au cœur nous a dit un beau texte sur le thème abordé. Cette idée est restée dans un coin de mon cerveau pendant un certain temps, jusqu'au moment récent où je me suis "lancé", écrit texte, musique et harmonisation, fait l'arrangement sommaire à l'aide de Band in a Box.

J'ai essayé d'alterner rimes féminines et masculines, ce qui crée une sorte de balancement rythmique.

Merci à Jo de l'atelier musical pour ses remarques et suggestions.

Le reste est l'œuvre d'Arno Lorentz qui a réalisé la version finale en son studio de Saint Lamain.

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Automne

 

L’automne a frappé à ma porte

Comme un avant-goût de la fin

Voici le temps des natures mortes

Et des lendemains incertains

Seule, tout près de la fenêtre

J’ai décidé en cet instant

D’écrire pour toi cette lettre

Que tu attends depuis longtemps.

 

Ne m’en veux pas pour cette attente

- Tant d’eau a coulé sous les ponts -

Si pour toi j’ai été absente

Ça n’était pas un abandon.

Quand tu es entré dans ma ronde,

Nous avions tout juste vingt ans

Nous rêvions de changer le monde

Bien naïfs et bien arrogants.

 

Au fil du temps, des vents contraires,

Des imprévus, des espoirs vains,

Il nous a fallu laisser faire

Mettre de l’eau dans notre vin.

Nos deux enfants ont pris le large

Voguant vers d’autres horizons

Nous laissant tous les deux en marge

Il faut se faire une raison.

 

Mais à l’heure où je les griffonne

Ces quelques mots sur le papier

Je n’ai pour rien ni pour personne

La moindre rancœur ou regret

Et si pour une vie entière

À nouveau je devais signer

Sois-en bien sûr, je serais fière

De la passer à tes côtés.

 

Je reste seule avec moi-même

Derrière mes rideaux tirés.

A te redire que je t’aime

Et que je t’ai toujours aimé.

Je sais, c’est un peu dérisoire

De m’adresser ainsi à toi

Toi le héros de notre histoire

Qui depuis un an n’es plus là.

 

L’automne a frappé à ma porte

Comme un avant-goût de la fin

Voici le temps des natures mortes

Et des lendemains incertains

Seule, tout près de la fenêtre

J’écris ces mots en attendant

De te rejoindre et de connaître

Avec toi d’éternels printemps.

Published by jefherzog

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